Cancellara vainqueur sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.
Photo : Y. Jansens


Alors que les classiques du printemps viennent de se terminer, l’heure est venue de faire un bilan sur la première partie de saison. Ce sont dorénavant les grandes courses par étapes qui commencent, avec le Tour d’Italie qui commence le 4 mai prochain.

Un début de saison en fanfare, voilà comment cela pourrait se résumer. Certes, il a fallu s’adapter aux nouveaux maillots, aux transferts de l’intersaison, mais pour certains, ça n’a pas été un réel problème. L’exemple le plus frappant est celui de Mark Cavendish. Sept victoires cette saison, soit presque deux fois plus qu’en 2012 sur la même période pour le Britannique qui a quitté SKY afin de rejoindre Omega Pharma-Quick Step.

Cavendish, sept succès, dont le Tour du Qatar.
Photo : B.Bade

L’ancien champion du monde a remporté le Tour du Qatar en glanant quatre étapes sur six. Un seul homme a gagné plus que Cavendish, il s’agit de Peter Sagan, le champion de Slovaquie. Le coureur de Cannondale a notamment enlevé Gand-Wevelgem, la Flèche Brabançonne, ou encore deux étapes de Tirreno-Adriatico. 2013 semble être l’année de la confirmation pour le jeune coureur Slovaque, qui a remporté trois étapes du Tour de France en 2012 et le maillot vert.
Si Sagan confirme, il y en a un qui est éternel. En effet, Fabian Cancellara a réussi une nouvelle fois le doublé Tour des Flandres Paris-Roubaix, comme il l’avait fait en 2010. Spartacus a également gagné le Grand Prix E3, et même si il est loin du Slovaque au nombre de victoires, ce sont des succès de prestige que le Suisse a comptabilisé, ce qui lui vaut d’être actuellement classé numéro un au classement World Tour. Cancellara a profité de l’absence de Tom Boonen, blessé sur chute lors du Tour des Flandres, et il a écrasé la concurrence sur les pavés de l’Enfer du Nord et des Flandres.

Le printemps des éternelles promesses

À défaut de briller là où ils étaient attendus, certains ont su tirer leur épingle du jeu sur des courses dans lesquelles ils n’étaient qu’outsiders. Ainsi, sur les Ardennaises, ce sont des grands espoirs de toujours qui ont eu leur heure de gloire. C’est le cas pour Roman Kreuziger, vainqueur de l’Amstel Gold Race, Daniel Moreno qui a gagné la Flèche Wallonne, ou encore Dan Martin qui s’est imposé sur la Doyenne, Liège-Bastogne-Liège.

Daniel Martin remporte Liège-Bastogne-Liège.
Photo : G. Demouveaux

Il y a donc des déceptions, comme Philippe Gilbert, placé mais pas gagnant. Le champion du monde repart pour la deuxième année consécutive bredouille des classiques de printemps. Joaquin Rodriguez non plus n’a pas gagné, lui qui était le vainqueur sortant de la Flèche Wallonne.
Ce début de saison est aussi celui qui récompense les fidèles équipiers. C’est le cas pour Richie Porte, artisan de la victoire de son leader Bradley Wiggins sur le Tour en 2012. Porte a gagné Paris-Nice et le Critérium International. L’Australien totalise ainsi autant de victoires que Christopher Froome, qui vise le maillot jaune sur les Champs-Élysées le 21 juillet prochain.

Les Français enfin acteurs

2013 marque également la confirmation des révélations françaises. Avec quatre victoires, Nacer Bouhanni, le champion de France a réussi à mater des grands noms lors de la première étape de Paris-Nice. Il a aussi réglé son compatriote Bryan Coquard sur le Circuit de la Sarthe.

Nacer Bouhanni s’impose sur le 1re étape de Paris-Nice.
Photo : B. Papon

Pour sa première année chez les pros au sein de l’équipe Europcar, Coquard, médaillé d’argent sur la piste des Jeux de Londres, compte lui aussi quatre victoires.
Du côté des valeurs sûres, Pierre Rolland a remporté l’étape reine et le classement général du Circuit de la Sarthe. Chez les « anciens », Sylvain Chavanel s’est illustré en gagnant une étape sur Paris-Nice, ainsi que les Trois Jours de la Panne avec en prime une étape. Le début de saison a en revanche été moins clément pour Thomas Voeckler, qui sur l’Amstel, s’est fracturé la clavicule, ruinant ainsi ses ambitions de victoires sur les classiques. Avec les grands tours qui arrivent, d’autres Français comptent s’illustrer. C’est le cas de Thibaut Pinot, ou encore des coureurs cités précédemment.

Après une première partie de saison prometteuse en terme de suspense, de qualité et de surprises, il est légitime d’attendre la même chose pour les grandes échéances qui se présentent. La première à venir est le Tour d’Italie, course où les Italiens, portés par leur public, ont l’habitude de briller. Puis, le mois de juin fera figure de préparation finale pour la centième édition du Tour de France. La Grande Boucle est le point d’orgue pour un grand nombre de coureurs. Le Tour de France est bel est bien le rendez-vous de cette deuxième partie de saison, et la concurrence s’annonce dors et déjà rude.

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