L’attaque de Gilbert pour le titre de champion du monde dans le Cauberg, qu’il va retrouver dimanche.

Après une saison 2011 riche en succès, Philippe Gilbert a connu en 2012 une année complètement différente. Un changement d’équipe, des contre-performances, et des déceptions en chaîne. 2013 est une toute autre affaire pour le champion belge, qui va aborder cette semaine les classiques des Ardennaises dans un objectif de reconquête.

C’est une réalité. une saison 2011 exceptionnelle. Tout ce qu’il voulait, il l’avait, ou presque. Flèche Brabançonne, Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège, championnat de Belgique, maillot jaune lors de la première étape du Tour de France après sa victoire au Mont des Alouettes, ou encore la Clasica San Sebastian, non Philippe Gilbert n’a rien laissé passer. Une place de numéro un mondial à la clé, le Belge a toutefois échoué dans son objectif d’être champion du monde, laissant Mark Cavendish s’emparer du titre.
Après cette année remplie de victoires, 2012 était celle de la confirmation dans une nouvelle équipe, la BMC de Cadel Evans, vainqueur du Tour 2011. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Un très long démarrage, et la perte de ses titres. il termine troisième de la Flèche Wallonne, sixième de l’Amstel, loin de ses ambitions et de ce qu’il a pu connaître la saison passée. Il perd également son titre de champion de Belgique au profit de Tom Boonen, championnat qu’il terminera à la troisième place. Un Tour de France en dedans, Gilbert ne reconnaîtra le goût de la victoire seulement lors de la Vuelta. Il s’impose sur la 9e étape à Barcelone, et ce succès forme un déclic, au point qu’il parvient à s’imposer une nouvelle fois lors de la 19e étape à La Lastrilla. Avec ces deux victoires sur ce Tour d’Espagne, remporté par Alberto Contador, Philippe Gilbert s’arme au mieux pour les championnats du monde de Valkenburg.

2013, année de la reconquête

Il entame ces mondiaux avec la BMC, et une seconde place lors du contre-la-montre par équipes, derrière les Omega Pharma Quick Step de Sylvain Chavanel, Tom Boonen, ou encore Tony Martin, qui conservera son titre de champion du monde de l’effot solitaire quelques jours plus tard. Gilbert attend. Valkenburg, il connaît bien, puisque c’est ici que se trouve le Cauberg, le juge de paix de l’Amstel. Ce Cauberg, il l’a franchi un an et demi plus tôt en vainqueur. Cette fois, il lui sert de rampe de lancement. Des jambes retrouvées, le Belge lève les bras quelques mètres plus loin, devant une foule néerlandaise qui ne peut qu’applaudir le nouveau champion du monde.
Philippe Gilbert a donc débuté sa saison 2013 avec le maillot arc-en-ciel. Si le natif de Verviers n’a pas encore gagné cette saison, il fait figure de favori pour les Ardennaises qui arrivent, avec ce mercredi la Flèche Brabançonne, et dimanche l’Amstel Gold Race, et son Cauberg, celui qui a forgé un peu plus sa gloire. Puis trois jours plus tard, ce sera la Flèche Wallonne, et son terrible mur de Huy, si difficile, que beaucoup ne parviennent pas à le grimper avec le peloton des meilleurs. Enfin, le dimanche suivant, ce sera Liège-Bastogne-Liège, qui clôturera la première partie de saison.
Philippe Gilbert n’est pas le seul à prétendre à la victoire, puisque son principal rival est désigné : Joaquin Rodriguez. « Purito » est le vainqueur sortant de la Flèche Wallonne. Alberto Contador pourrait lui aussi avoir son mot à dire, tout comme Vincenzo Nibali, qui a bien failli triompher à Liège l’an passé, mais il a été grillé pour quelques mètres par Maxim Iglinsiy. Côté Français, Thomas Voeckler espère pouvoir faire meiux que l’an passé, où il n’était pas loin du podium sur l’Amsetl et Liège. Ces jours qui arrivent, Philippe Gilbert s’en va reconquérir les courses qu’il affectionne, celles qui lui ont tant apporté auparavant.

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