La cinquième étape du Tour de France est l’une des plus importantes de ce début de tour de France. En effet, 15 kilomètres de pavés répartis sur 9 secteurs sont prévus pour cette étape. L’enjeu est double : d’un côté une victoire prestigieuse au seuil de la «trouée» d’Arenberg et de l’autre la possibilité pour les favoris de grappiller des secondes sur ces rivaux.

Pour la victoire d’étape

De nombreux coureurs inscrits sur le tour de France sont des habitués des pavés. Le premier est bien évidemment le Suisse Fabian Cancellara. Triple vainqueur de Paris-Roubaix et du Tour des Flandres, les deux épreuves phares sur les pavés, il apparaît comme le grand favori pour cette étape. En 2010, lors du dernier passage du tour de France sur les pavés, il avait aidé Andy Schleck son leader à prendre du temps sur Alberto Contador et avait profité d’une chute de Sylvain Chavanel pour lui reprendre le maillot jaune. Cette année, il devrait bénéficier de plus de libertés envers les frères Schleck qui ont bien régresses depuis. En plus d’une victoire d’étape, le rouleur peut rêver de reprendre un maillot jaune qu’il a porté pour la dernière fois il y a deux ans.

Le podium de Paris Roubaix avec de gauche à droite John Degenkolb, Niki Tepstra et Fabian Cancellara qui peuvent tous prétendre à une victoire d'étape à Arenberg

Le podium de Paris Roubaix avec de gauche à droite John Degenkolb, Niki Tepstra et Fabian Cancellara qui peuvent tous prétendre à une victoire d’étape à Arenberg. Photo ASO

Cependant, « Spartacus» n’est pas le seul à vouloir briller sur les pavés. Niki Tepstra, vainqueur de Paris-Roubaix cette année va faire tout son possible pour remporter une étape qui sera très suivie en Belgique, localisation de son équipe Omega Pharma – Quick Step. Peter Sagan, maillot vert des deux dernières édition aura une nouvelle fois à coeur de montrer qu’il est capable de briller sur tous les terrains. Sa puissance, son agilité sur un vélo et sa sixième place sur le dernier Paris-Roubaix sont autant d’éléments favorables au coureur slovaque. John Degenkolb et Sep Vanmarcke respectivement deuxième et troisième de la dernière édition de l’enfer du Nord auront également à cœur de briller sur ce qui semble être leur unique chance de remporter une étape.  Côté français, seul le sprinteur et tout juste champion de France Arnaud Démare semble pouvoir lutter avec les favoris. 12 ème du dernier Paris-Roubaix, il est à l’aise sur les pavés et sa pointe de vitesse pourrait lui permettre de régler un petit groupe au sprint.

Pour le général

Au niveau des prétendants à une victoire finale à Paris, chaque coureur a pris ses précautions pour réaliser la meilleur performance possible.  Le vainqueur de l’an passé Christopher Froome peut bénéficier de l’appui de deux spécialistes des pavés. Bernhard Eisel tout d’abord est l’homme chargé de placer Froome sur les étapes de plaines. L’Autrichien excelle également sur les pavés et a remporté en 2010 Gand-Wevelgem, une autre Flandrienne importante. Geraint Thomas a terminé 7ème de Paris-Roubaix en avril et serra un appui important pour Froome.

Face à la grande équipe Anglaise, l’autre favori de ce tour Alberto Contador apparaît également bien armé.  Il pourra bénéficier sur les chemins tortueux de l’aide de Daniele Bennati. Le sprinteur italien a souvent fait des flandriennes l’un de ses objectifs sans pour autant accrocher une victoire significative.  En 2010, malgré une préparation spécifique, il avait perdu une minute sur Andy Schleck et Cadel Evans.

contador sur les pavés de paris roubaix

Alberto Contador, en reconnaissance en avril dernier. Photo : Equipe Tinkoff Saxo

Chaque coureur s’est préparé à sa manière pour affronter les routes de pierre. Christopher Froome a déclaré lors de la présentation du Tour de France en octobre  qu’il  «ne pense pas être plus mauvais que Contador ou Quintana sur les pavés». Il admet cependant «ne pas avoir beaucoup couru sur les pavés » et prend cette étape comme un défi. Il a participé une fois à l’enfer du Nord et a bien reconnu cette étape. Contador a lui travaillé spécifiquement cette étape. Il a ainsi testé du matériel au cours du mois d’Avril.  «Je connais certaines sections, identiques au Tour de France 2010, mais l’étape devrait être plus dure cette année, les premières sections sont plus compliquées»  expliquait-il après sa reconnaissance.

La quatrième étape du Tour de France offre également des possibilités aux outsider qui ne se sentent pas capables de lâcher Froome, Contador ou Quintana en montagne. Rodriguez, Nibali, Franck Schleck ou encore Van den Broeck pourrait être tentés de s’immiscer dans une échappée.

Cette étape reste très incertaine : Une chute, une bordure un mauvais temps peuvent avoir une grande influence sur la course. La seule certitude est qu’aucun coureur ne gagnera le Tour sur les pavés. En revanche, il peuvent tous le perdre. Réponse le 9 Juillet à Arenberg Porte du Hainaut.

 

Sébastien CHAPOTARD

 

 

 

 

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