Marcel Kittel s’est imposé lors de la 1re étape du Tour de France 2013. Il s’empare du maillot jaune. Une fin d’étape marquée par plusieurs incidents.

Cette étape était partie dans une ambiance de fête à Porto-Vecchio. Durant le défilé entre les départs fictif et réel, Christopher Froome, grand favori a chuté, genou touché, mais plus de peur que de mal.
Dès que le drapeau a été baissé par Christian Prudhomme, signifiant le départ réel, Jérôme Cousin (Europcar) attaque. Quatre coureurs prennent sa roue : Juan José Lobato (Euskaltel-Euskadi), Lars Boom (Belkin), Juan-Antonio Flecha (Vacansoleil) et Cyril Lemoine (Sojasun). Très vite, ils se forgent une avance de trois minutes.
Les cinq se livrent une première bataille pour le maillot à pois, durant laquelle Lobato coiffe ses adversaires pour devenir le premier meilleur grimpeur. Ensuite, les choses se compliquent. Emmené par l’équipe Omega Pharma-Quick Step, le peloton revient sur les échappés. Mais c’est trop loin, et les cinq hommes de tête reprennent un peu d’avance.

Les cinq échappés du jour.


Sur cette étape promise aux sprinters, les équipes des coureurs les plus rapides contrôlent l’écart pour ne pas être surpris. À un peu plus d’une centaine de kilomètres de l’arrivée, le peloton revient à 20 secondes. Jérôme Cousin repart. Il reste quelques kilomètres seul, avant d’être de nouveau rejoint par ses compagnons d’échappée, sans Lobato. Cette fois, l’avance monte jusqu’à 4’10″.
Mais tout ça est voué à l’échec. Lors du sprint intermédiaire, à 63km de l’arrivée, Boom passe en tête. Greipel remporte le sprint du peloton devant Cavendish et Sagan. Après, les choses se corsent. L’écart baisse, inexorablement, et à un peu plus de 35km de l’arrivée, la jonction entre le peloton et les hommes de tête est faite.
Les choses s’accélèrent sérieusement, avec les équipes de sprinters qui prennent les commandes. Contador, Evans, Rolland ou encore Froome sont remontés à l’avant du peloton, afin d’éviter toute cassure. Le sprint final peut alors se préparer. C’est dans la plus grande nervosité que les coureurs se préparent, avec à une vingtaine de kilomètres du but, une situation insolite. En effet, le bus d’Orica-Greenedge se retrouve bloqué sur la ligne d’arrivée. Cafouillage, l’arrivée est déplacée sous la banderole des trois kilomètres. Puis, scénario invraisemblable, tout rentre dans l’ordre, et donc tout va pouvoir se dérouler comme prévu. Tout, sauf pour les coureurs. Un peu perdus, la nervosité monte encore d’un cran, et à cinq kilomètres du but, une énorme chute secoue l’avant du peloton. Sagan est à terre, Cavendish est retardé, comme Greipel, Bouhanni et d’autres sprinters. Hesjedal est lui aussi retardé, tout comme Contador, qui a chuté également.
Devant, ils sont une trentaine à pouvoir espérer revêtir le premier maillot jaune. Terpstra (Omega Pharma-Quick Step) tente de sortir avant la flamme rouge. Il sera débordé aux 400 mètres. Matthew Goss chute et perd toute chance de gagner l’étape. C’est Kristoff (Katusha) qui lance le sprint. Il est battu au final par Marcel Kittel. L’Allemand devient le premier leader du classement général. Il prend également le maillot vert, et le maillot blanc.
Devant les circonstances de la course, il a été décidé que tous les coureurs seront dans le même temps, ce qui signifie aucun écart au classement général.

1re étape
Porto-Vecchio – 213km – Bastia

Classement de l’étape et classement général

Marcel Kittel vainqueur du jour.

1 : Marcel Kittel en 4h56’52″
2 : Alexandr Kristoff à 00’00″
3 : Danny Van Poppel à 00’00″
4 : David Millar à 00’00″
5 : Matteo Trentin à 00’00″
6 : Samuel Dumoulin à 00’00″
7 : Gregory Henderson à 00’00″
8 : Jurgen Roelandts à 00’00″
9 : José Joaquin Rojas à 00’00″
10 : Kris Boeckmans à 00’00″

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